Une invention aux conséquences désastreuses

Quel rapport entre Joseph Glidden et l’effraie des clochers ci-dessous ? 

Cet américain né à Charlestown en 1813, a déposé en 1874 un brevet pour une invention qui va faire de lui un des plus riches personnages des Etats-Unis : le fil de fer barbelé !

Les rapaces, et en particulier les rapaces nocturnes, paient chaque année un lourd tribut à cette invention diabolique. En effet, ces barbelés sont invisibles pour eux lorsqu’ils chassent au ras du sol mulots, campagnols ou autres rongeurs qui dévastent les cultures. 

Il existe des clôtures électriques au moins aussi efficaces pour contenir les animaux qui pâturent ou pour tenir à l’écart les mammifères envahissants les champs cultivés. On trouve également des installations électriques très légères que l’on peut mettre en place rapidement et déplacer facilement d’un pâturage à un autre. 

Au nom de toutes ces victimes piégées par ces atroces barbelés, cessons de les utiliser ! Les rapaces nocturnes nous rendent d’infinis services en débarrassant nos cultures de nombreux ravageurs, alors montrons-nous reconnaissants et délivrons la nature de ces pièges invisibles et mortels qui défigurent nos campagnes !

Sur les photos ci-dessous on voit une effraie des clochers empêtrée dans des barbelés, et en gros plan la blessure infligée, blessure pas trop grave en soi, mais malheureusement, l’oiseau a été arraché des fils, ce qui a fortement aggravé la lésion. Les soignants du COR ont tout tenté pour sauver son aile (photo du haut), mais les dégâts étaient si importants qu’il a fallu se résoudre à l’euthanasier : elle n’avait aucune chance de pouvoir voler à nouveau un jour, ni même de guérir… 

Si vous trouvez un oiseau dans cette mauvaise posture, de grâce n’essayez pas de l’arracher aux barbelés !

Le mieux à faire, c’est de couper le fil de fer autour de la blessure, de rembourrer les parties pointues visibles pour éviter d’occasionner de nouvelles plaies et d’apporter l’oiseau au Centre Ornithologique de Réadaptation. Ainsi vous limitez au maximum l’ampleur de la blessure. 

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