Gigi Ridoo le martinet noir

29 Août 2020

La liberté retrouvée pour Gigi le Martinet Noir

9 août 2020

Un spécialiste des Martinets noirs Monsieur Jacot président fondateur du COR nous donnes des informations intéressantes dans cette vidéo pour le suivi de Gigi.

1 août 2020

Voici l’histoire de Gigi Ridoo :
Le samedi 18 juillet, un après-midi très chaud, nous nous promenions vers la rivière à Nant un petit village du Aveyron quand nous avons repéré un petit oiseau en difficulté au milieu de la rue, nous l’avons pris car il semblait blésé et de toute façon, il risquait de se faire écraser par une voiture…. et Gigi est resté 10 jours à partager des paysages avec nous…
Ne sachant pas de quel genre d’oiseau il s’agissait, nous avons contacté mes beaux-parents (passionnés d’oiseau) qui nous ont dit qu’il s’agissait d’un Martinet à tête Noire et qu’il fallait le nourrir d’insectes. Pas de problème ! Nous nous sommes mis à la chasse aux mouches…ça a marché une, deux fois. Gigi refusait à ouvrir le bec, il n’acceptait que de l’eau. Après 2 jours sans presque rien manger, j’ai commencé à m’inquiéter. J’ai lu sur un site que la viande hachée maigre pourrait faire un bon substitut pendant quelques jours, et ça a marché.
Plus rassurés, nous avons continué notre voyage loin des grandes villes. Notre cousine du Larzac nous a donné une espèce de cage en tissu pour les papillons et nous avons aménagé un nid avec du foin et des tissus que je nettoyais à l’eau tous les jours. Gigi a commencé sa récupération au milieu de chant des brebis, des mouches et des rires de l’apéritif en famille…. Partout, il nous accompagnait dans sa petite cage qu’on pendait aux branches des arbres ou au bout du tracteur de la ferme pour l’éloigner des chats. 
On le nourrissait chaque deux heures, et le soir il dormait dans un coin du fourgon avec nous. Des fois, le matin, je le mettais sur ma poitrine et il chantonnait. Une nuit, il n’arrivait pas à dormir et la seule chose qui le calmait c’était de le mettre sur la paume de ma main.
Gigi nous a accompagné dans sa petite cage pendant 12 kilomètres de marche aux gorges de l’Hérault, il a parcouru le plateau de l’Aubrac, il a visité le Mas Andral où toute la famille l’a câliné, il a parcouru les rues de Nasbinal, de Thiers, il a même visité des coutelleries et nous a accompagné pendant nos repas dans les terrasses ombragées ou sur des pique-niques à côté de l’eau. Chaque jour on le mettait sur le tronc d’un arbre ou sur un petit rocher où il restait accroché verticalement.
Gigi commençait à me reconnaitre et à venir à mon encontre quand je le libérais. Et puis il a commencé à se poser avec ses griffes sur mon doigt et à battre ses ailes.
Mes beaux-parents nous avaient communiqué l’adresse de COR, et le lendemain de notre arrivée en Suisse nous l’avons ramené, tristes mais rassurés, car l’on était bien conscients qu’il fallait que Gigi mange autre chose que de la viande et des sauterelles (qu’on ne trouvait pas partout).
Nous sommes heureux de l’avoir rencontré et satisfaits d’avoir réussi à le sauver. C’est incroyable comme un tout petit être puisse nous apprendre autant de choses et qu’il puisse prendre tant de place dans notre cœur. Nous espérons avoir été de bons parents d’accueil et nous nous réjouissons de l’accompagner dans son envol !
Merci beaucoup à tout l’équipe du COR, car c’est un travail dur, qui nécessite beaucoup de compassion, de temps et de cœur ! C’est très beau !!
Merrrrrrciiiiiiiii
Photos et texte de la marraine Mariana Oseguera.

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